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Créatures, tome 3


Un roman de Laure Bénédicte
 

Laure Bénédicte nous livre ici le troisième volet de la trilogie Créatures, fiction enlevante mi-fantasy mi-réaliste. Le suspense y reste entier. Dans le monde virtuel du jeu vidéo Créatures, il est désormais tout à fait possible de mentir, d’aimer, de pardonner et de prendre des initiatives, heureuses ou malheureuses. Tout y évolue d’une manière de plus en plus aléatoire et imprévue. Dans le monde humain non-virtuel, d’étonnantes similitudes entre ce jeu d’Oméga Plus et un jeu analogue intitulé Pandora, en cours de création chez Xtrème, une entreprise concurrente, suscite une tempête conflictuelle qui vire ouvertement à l’intrigue policière. Qu’en sera-t-il de la finalisation de cette double quête ? Que livrera le jeu vidéo en cyber-dérapage et quelles seront les conclusions de l’enquête et de la poursuite pour plagiat le concernant ? Dans un monde comme dans l’autre, à un niveau comme à un autre, est-il encore possible de survivre la tempête de la vie, virtuelle ou réelle, sans que ne s’accentue inexorablement la fatale connexion entre ces deux plans ?

Après Contrôle (Le monde d’Élise) et Halte (La cité des ombres), Supprimer (La cicatrice de l’ange) est le troisième et dernier volume de cette trilogie réunie sous le titre de Créatures.

Première diffusion le xx mai 2020
4,99 € - 6,49 $ca sur 7switch | Poids lourd | Romans
ISBN : 978-2-924550-55-7


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Vous avez été piratés :

— Comment pouvez-vous dire cela ? Si nous avons été piratés, c’est bien que quelqu’un a eu accès à des informations confidentielles.

— Oui, quelqu’un est rentré dans les ordinateurs, a trouvé des informations, mais qui vous dit que cette personne s’est servie de ces informations pour plagier votre jeu.

— Mais enfin, les ordinateurs ont été visités de l’extérieur et nous avons un plagiat.

— Ça pourrait être une coïncidence, le piratage ne doit pas être négligé et nous allons renforcer la protection des ordinateurs. Il y a en effet de fortes chances que ce soit l’origine de votre plagiat, comme ça peut être juste un adolescent en train de s’amuser, un journaliste peu scrupuleux qui souhaite être le premier à mettre certains renseignements croustillants dans son journal, ou encore une société voulant découvrir certains de vos besoins afin de vous vendre certains produits. Peut-être aussi quelqu’un qui cherche à voir vos finances, un mari abusé qui cherche à lire les mails de sa femme. Vous avez été piraté, c’est un premier point, nous allons maintenant essayer de découvrir depuis combien de temps et parallèlement nous chercherons à savoir qui vous pirate.

— C’est possible ? demanda Merid.

Lochan reprit la parole :

— En fait, il est possible de remonter jusqu’à une adresse IP, après, essayer de découvrir à qui appartient cette adresse, c’est plus difficile, s’il s’agit d’un professionnel, il y a fort à parier qu’il a utilisé un ordinateur public, soit dans un cybercafé, une bibliothèque, ou encore qu’il utilise un VPN.
 

[Retour…]

Dans le monde d’Élise :

Le roi allongé de travers sur un matelas, et le garde par terre face à l’immense vitrail brisé. Des centaines de morceaux de verres colorés jonchaient le sol, brillant sous le soleil, se mêlant au carmin qui tachetait le sol et les murs. Le soleil rentrait impunément dans la pièce, inondant de lumière cette scène tragique. Edwin prit son pendentif autour du cou et souffla dedans. Des notes aiguës s’élevèrent alors dans les airs et peu de temps après Sita, Ilian et Nyame furent à leurs côtés. Ils regardèrent le spectacle avec des yeux ronds. Nyame se précipita alors vers Jérémie, puis le garde. Il leur fit un examen rapide.

— Deux heures, tout au plus. Disant cela, Nyame regardait Edwin dans les yeux.

— Les meurtriers ne doivent pas être loin, essayez de voir si vous pouvez les retrouver, dit Edwin.

Aussitôt Sita et Ilian se précipitèrent à travers la pièce et traversèrent l’immense fenêtre, avec une souplesse qui surpris Jérôme. À côté d’eux, Abriel avait l’air d’un éléphant. Nyame ne bougea pas, attendant visiblement les ordres d’Edwin. En réalité, les trois regardaient Edwin. Il avait tout de suite compris les circonstances de l’intrusion dans la pièce, de la mort du roi humain et de son garde. Son esprit analytique avait pris le dessus. Jérémie étendu en travers du lit, le garde face à la fenêtre, l’enchaînement des événements semblait être évident : des êtres avaient fracassé la fenêtre, avaient tué le garde, le roi avait voulu se lever, mais on ne lui en avait pas laissé le temps. Une flèche avait tué le garde, le roi avait un poignard dans le ventre, son poignard. Le roi était mort, Jérémie était mort, son ami é tait mort. Tout ça lui fit tourner la tête, il sentit une boule douloureuse grossir dans sa poitrine. Puis il réalisa alors qu’il était désormais le seul roi, en pleine guerre.
 

[Retour…]

Trente-sept ans auparavant :

« J’étais soldat pendant la guerre, ça ne me plaisait pas forcément, mais on n’avait pas vraiment le choix. J’étais avec un compagnon quand on a entendu des coups de feu. On savait que ça provenait des humains, nous, les centaures, ne possédons pas de fusils. Nous avons donc été voir, nous avons trouvé un centaure mort, mais il n’avait aucune trace de blessures sur lui. Nous avons vu un humain se sauver et l’avons pris en chasse. Nous n’avons pas été longs à le trouver. C’était ton oncle, Matthieu, il était apeuré et si jeune, tenant sa baguette dans ses mains. Il me semblait à l’époque que le seul pouvoir des sorciers était de confectionner des potions médicinales, je savais que les sorciers possédaient des baguettes, mais je pensais qu’elles devaient leur servir pour leurs préparations. J’ai vite compris qu’il y avait plus, quand j’ai vu Matthieu tenir sa baguette de cette façon, je me suis douté que ça leur servait aussi d’arme. Je me suis rappelé du centaure que nous venions de trouver, c’est alors devenu une certitude. Nous étions deux contre un. Tuer ne m’a jamais enchanté, et quand j’ai vu Matthieu, je n’avais aucune envie de le tuer, nous étions tous les trois en joue, lui contre nous deux. Je me disais à ce moment-là, que deux d’entre nous allaient mourir, il abattrait l’un de nous deux, et l’autre l’abattrait. Personne ne voulait cette situation, mais en temps de guerre, ce sont des choses qui arrivent : mourir, tuer, perdre des proches. Mais il s’est passé quelque chose, une sorte de bestiole en métal est sortie d’on ne sait où. Je n’avais pas la moindre idée de ce que c’était. Elle s’est attaquée à mon compagnon, sans que nous puissions faire quoi que ce soit. Les flèches ne l’atteignaient pas. Je n’ai jamais vu de chose aussi furieuse que celle-là, elle s’acharnait sans relâche et puis elle est tombée d’un coup. C’est ton oncle qui l’a arrêtée avec sa baguette. Connais-tu l’histoire des créatures ? »
 

[Retour…]

 

 

 

Livres publiés


Laure Bénédicte : Créatures, tome 3
Laure Bénédicte : Créatures, tome 2
Laure Bénédicte : Créatures, tome 1