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Julien Quittelier

Littérature numérique francophone sans DRM.
Poésies.


Qui suis-je ?

Je suis un poète belge. J’ai parfois l’amertume à part soi de n’être que… poète. Je m’attarde alors à un roman, à un essai et à une tragédie… Cela fait une dizaine d’années que je taquine la muse ; le vers, qu’il soit libre, néoclassique ou classique, force l’humilité.

Lorsque des personnes désirent en savoir plus sur mon quotidien et mon activité professionnelle, je leur dis que je suis comptable… Une formation que j’ai faite alors que je faisais un contrat d’apprentissage en menuiserie-charpenterie depuis trois ans, de la bio-construction, à Mons.

J’ai arrêté l’école à 14 ans, j’ai repris plus tard, après la menuiserie et la comptabilité, la philosophie ; dans l’avenir je prévois de reprendre un master ; mais ce qui compte c’est que je tente de penser par moi. J’ai par la suite travaillé en tant que correcteur et en comité de lecture. En primaires, j’étais ce qu’on appelle « cancre » et j’ai subi le harcèlement et l’échec scolaire. Le syllabisme est une forme de comptabilité mystique ; implicitement en connexion avec les poètes des siècles passés. Je suis donc un technico-comptable, qui plus est : aide-comptable !
 


Qu’est-ce que je lis ?

J’ai entamé la lecture lors des harcèlements et des échecs – cuisant de révolte et de liberté ; pour moi, à l’époque, ç’aurait été de voir ce que pensaient les littérateurs de la réussite de par l’apport apporté à la littérature ; j’ai intuitivement compris comment s’exprime l’humaine condition ; j’ai été mis au courant comme il le faut, ou bien comme il ne le faut pas…

Mes lectures de révélation et d’identification poétiques ont été Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Gérard de Nerval, Jean de La Fontaine, Paul Valéry, José-Maria de Heredia, Leconte de Lisle, Étienne de la Boétie, Pierre de Ronsard et Joachim du Bellay… Pour l’instant, je suis plongé dans les éditions de la Pléiade. L’œuvre romanesque à laquelle je reviens le plus souvent est À la recherche du temps perdu, de Marcel Proust, mêlée avec celles de FiodorDostoïevski (je m’attarde principalement sur Les Frères Karamazov). L’œuvre poétique immensément géniale sur laquelle je potasse est La légende des siècles. J’aime James Joyce, les auteurs de la Beat Generation, les incontournables et indémodables tel Gœthe, les auteurs tragiques et davantage les auteurs français du XIXème siècle. Dilettante de philosophie, je laboure des champs de pensées aussi bien christianisés que déchristianisés et irréligieux (Pascal, Spinoza, Nietzsche, Cioran, Guyau, Voltaire, Plotin, Derrida,…) ; mais je suis encore très loin d’être philosophe – à compter que je le devienne un jour ; je le fais en toute modestie, en curieux…

Les textes sacrés font aussi partie de mon quotidien, en tentant l’éclectisme et en ne nivelant pas ma pensée dans une unique strate du Rêve, en esquivant les clivages ; car, après tout, un comptable n’utilise-t-il pas des entités universelles ? Je n’omets pas non plus les écrits contemporains avec une prédilection pour l’essai et la satire. Un comptable doit penser, qu’est-il, sinon ! condamné et absurde qu’il est en ne s’évertuant qu’à additionner et à soustraire ?
 


Qu’est-ce que j’écris ?

La documentation en vue de l’essai sur le symbolisme belge accapare une grande partie de mon temps. De même que retravailler des chapitres de mon roman, et, de temps à autre, des vers viennent s’y glisser et ce toujours en ayant au fond de moi cette « modestie comparative ». Je pense comprendre ce que fut Mallarmé lors de son « impersonnalité »… Ces derniers temps, j’ai travaillé sur les Sonnets du Levant lacrymal, mon prochain recueil (éditions Stellamaris) se composant de 120 sonnets, et, encore une fois, éclectiques, et, davantage saillants vers le symbolisme. Le recueil de poésie qui paraîtra après ces sonnets, Héliotrope aux enfers, réclame davantage de suspicions quant à la beauté et à l’énergie des vers, quant à leur composition ; car je tente de ne pas me reposer sur mes lauriers – sinon le comptable que je suis ne serait pas assez franc d’esprit pour faire le bilan positif d’une entreprise qu’il porte dans sa chair et dans son cœur. Il y a également un recueil de poèmes en prose qui demande à ce que je le peaufine, antécédences nocturnes.

J’écris donc mon être, cela dit : mon Vespéral – mes intimes, anxieuses vêpres et complies…

 

 

 

Livres publiés


Julien Quittelier : Vespéral de l’être