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Cloaque stellaire


Un microroman de Guilhem
 

C’est la merda. Lisez plutôt :

Environ trois-mille vaisseaux de plusieurs kilomètres cubes chacun se déployèrent et prirent place en avant du vaisseau reproducteur, formant un mur défensif dont on se demandait bien quelles forces pourraient le franchir.

« Que disent les rapports de pont ?

— Nous ne constatons aucune anomalie notable. Trois vaisseaux n’ont pu décoller à cause de carences plus ou moins sérieuses. On est dans la norme pour ce genre d’exercice.

— Ce n’est plus un exercice. Qu’en est-il du côté des humains ?

— Nous n’avons pas encore de visuel, mais les senseurs détectent qu’une flottille est en train de sortir de leur vaisseau.

— C’est nouveau. Combien de contacts ?

— Mille-deux-cents contacts.

— Ils nous attendaient, donc. C’est beaucoup plus que ce que nous estimions, mais leurs technologies ne feront pas le poids face aux nôtres. Le contrôle-sonde a-t-il des données sur le type de vaisseaux en face ?

— Les sondes sont détruites avant de se trouver suffisamment proches. »

La diplomatie est dans l’impasse. Une guerre de dimension cosmique entre Humains et Reptiliens est désormais inévitable. Par amour pour la belle diplomate humaine Adantee, Quetzalc s’apprête à trahir son espèce en lui livrant une arme susceptible de rétablir l’équilibre militaire entre les deux peuples. C’est au beau milieu d’une bataille spatiale entre deux flottes de vaisseaux organiques que les Amoureux se donnent rendez-vous pour se revoir et peut-être sauver des milliards de vies…

Quand le Space Opera rencontre le moins crédible des sous-genres littéraires, le Dinoporn, cela donne Cloaque Stellaire : une nouvelle magistrale et dérangée de Science-Fiction. À lire comme une performance décalée de son auteur et une œuvre puissamment romantique. Lecture réservée à un public averti.

Première diffusion le 11 février 2022
1,49 € - 2,15 $ca sur 7switch | Poids mini | Romans
ISBN : 978-2-924550-65-6
 


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Un extrait de la prose de Guilhem :

« Dites au Président d’aller se faire mettre ! »

Quetzalc rompit le neurolien, la colère laissant place à du désespoir.

« Impossible de le faire changer d’avis. Voilà ce qui arrive quand on élit un idiot au pouvoir, constata-t-il en pensée. Maintenant je n’ai plus qu’à espérer qu’elle ait reçu mon message. »

Quetzalc avait un plan de la dernière chance dont il n’avait parlé à personne, mais pour réussir il fallait qu’elle soit à bord de la flotte humaine. Elle était la seule en qui il pouvait avoir confiance.

En pensant à l’humaine, Quetzalc sentit monter en lui un désir primitif. « Depuis combien de cycles ne l’ai-je pas revue ? » Se demanda-t-il.

Quelqu’un s’introduisit à travers la cloison organique de ses appartements privés et interrompit ses pensées. C’était son assistante Tlazolt, une splendide reptilienne à la peau marbrée de couleurs ocres dotée par la nature de magnifiques courbes chasseresses mises en valeur par la façon qu’elle avait d’avancer ses deux pattes postérieures avec élégance. Mais c’était surtout ces deux magnifiques yeux en amandes jaune et vert qui ressortaient par contraste de son épiderme aux couleurs changeantes. Lorsque son regard se posait sur vous, vous vous sentiez comme mis à nu par une intelligence d’une rare profondeur.

Ils travaillaient ensemble depuis le rapatriement de l’ambassade un an plus tôt et s’il avait été tenté plus d’une fois de la séduire, jamais il n’avait franchi le pas. Par le passé sans doute se serait-il essayé à en faire sa maîtresse, mais Quetzalc avait ses pensées tout entières tournées vers une autre ; une autre qui n’avait cessé de l’obséder depuis leur séparation non désirée.

Quetzalc aimait une femelle d’une autre espèce : une humaine. Une espèce que son peuple s’apprêtait à faire disparaître.
 

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Livres publiés


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Guilhem : L’annihilatrice à couettes
Guilhem : Le chevalier à la canne à pêche
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